SaintéLyon 2008 : victoire de Fabien Antolinos et Sonia Furtado

Fabien Antolinos qui avait déjà fait un joli marathon d’Annecy cette année récidive à la barbe des favoris et remporte la 55ème édition de la Saintélyon. 5 h (et 10s) pour parcourir dans la nuit noire les 69 kilomètres séparant Saint-Etienne du Parc des Sports de Gerlan à Lyon. 5h pour semer les frontales de ses poursuivants. Quelques petites erreurs de parcours ne l’ont pas empêché de l’emporter. Vincent Delebarre finit sur ses talons 4mn plus tard et pense « aux vacances » tandis que le coureur skieur Ludovic Pommeret complète le podium en 5h08′52. Pour lui, maintenant, place aux courses de ski alpinisme .

Chez les féminines, Catherine Dubois aurait aimé faire le doublé 2007-2008 mais c’est Sonia Furtado qui la devance en 5h49′16. Sonia visiblement surprise pour qui cette épreuve n’était pas l’objectif de la saison. Sonia heureuse qui n’a jamais bien terminé aux Templiers et aimerait y revenir. Une touche à tout sportive qui a croqué la course à pied pour le plaisir comme le triathlon et les courses aventures.

(extrait du site VO2 runinlive.com)

Marathon de La Rochelle : triplé des coureurs Kenyens

Cette année, la principale crainte des organisateurs se cristallisait sur la météo, car les jours précédents, il pleuvait des hallebardes. Cependant, comme par magie le ciel ne tombera pas sur la tête des valeureux concurrents. Au titre d’une explication, lyrique, Alain Comte, le président évoquera son prédécesseur : « De là-haut, Serge veut nous regarder et à écarter les nuages ». Toutefois, en l’absence d’ondées, les coureurs connaîtront le froid. Le mercure restera bloqué sur les 3 degrés et les athlètes Africains souffriront du froid. Tous, à l’issue de leur effort évoqueront cet aléa.
Pourtant, ils ne manquaient pas d’ambitions. Plusieurs envisageaient de passer sous les 2h10’, ou à défaut d’améliorer le record de l’épreuve, fixé à 2h11′34 chez les hommes et à 2h31′54, chez les féminines.

D’entrée un groupe de 9 unités, composés de Kényans et d’Ethiopiens, plus de Samir Baala prendra la poudre d’escampette et évoluera sur des bases de 2h09’ jusqu’au 10ième km, avant de se repositionner en vue des 2h10. Au semi marathon, ils demeureront encore 6 à y prétendre, tandis que Samir Baala avait déjà réduit la voilure, croisant ce point de passage en 1h09’, soit avec une minute de retard sur son objectif final de 2h16’. L’Alsacien aura beau tenter de s’accrocher, il s’étiolera au fil des km et finira par renoncer. Au 30ième km, le trio de tête, demeurait toujours sur les bas du record de l’épreuve, mais la fin de course s’avérera difficile pour ces protagonistes et l’allure fléchira. L’Ethiopien Ketema Amensisa, au 39ième km, moins entamé que les Kenyans David Toniok et Vincent Kiplagat parviendra à pousser une dernière accélération et à se débarrasser de ses adversaires. Au final, il l’emportera en 2h14′21. Il précède David Toniok, 2h15′22 et Vincent Kiplagat, 2h15′59’’.
Epuisé, le vainqueur déclarera : « Je me sentais bien durant le premier semi, mais après j’ai souffert du froid et cela m’a handicapé. Mais je suis content de cette victoire. »
Premier Français Mickael Thomas terminera 9ième en 2h22′25’’.

Du côté des féminines, la Kényane Elisabeth Chemweno se livrera à un cavalier seul, peu après le semi-marathon. Néanmoins, elle aussi connaîtra une baisse de régime durant la 2ième boucle. Elle coupera le finish en 2h34′52’et avouera : « Mon ambition consistait à battre le record de l’épreuve, mais moi aussi j’ai souffert du froid. Pourtant, ça fait 15 jours que je suis en France. Je voulais m’acclimater à cette température. » Elisabeth devance la Russe Anzhelika Averkova, 2h37′27 et sa compatriote Béatrice Omwanza, 2h41′37.
Au final, 453 coureurs finiront sous les 3 heures, 4801 en moins de 4 heures et 7019, en-dessous des 5 heures.

Classement Marathon de La Rochelle 2008

Raid Amazones Réunion 2008 : victoire de trois triathlètes bourguignonnes

La 7e édition du “Raid Amazones”, compétition multisports-nature unique au monde par son caractère exclusivement féminin, a été remportée samedi par l’équipe “Team Bourgogne”, un trio de jeunes femmes originaires de Dijon.

Les trois gagnantes, Céline Taiana, 28 ans, Nathalie Lapierre, 30 ans et Anaïs Margueritte, 24 ans, sont des sportives accomplies qui pratiquent le triathlon. Les deux premières sont professeurs d’éducation physique et la troisième, assistante marketing.

Elles signent le meilleur temps sur l’ensemble des 6 jours de compétition devançant d’une vingtaine de minutes, Nadine Céleste, 39 ans, Myriel Hoareau, 42 ans et Clarisse Hoarau, 34 ans, l’équipe réunionnaise “Île de la Réunion Tourisme”, familières des compétitions de “trail” (course en pleine nature).

219 concurrentes, en majorité trentenaires, de toutes professions et milieux sociaux, françaises mais aussi canadiennes, néerlandaises, allemandes, suisses et belges, se sont mesurées sur des épreuves de VTT, course d’orientation, tir à l’arc, canyonning, trek et équitation.

Quant à l’équipe des Miss composée de Valérie Bègue, 23 ans, Miss France 2008, Déborah Lopez, 22 ans, Miss Champagne-Ardenne et Alexandra Chiacchia, 21 ans, Miss Artois-Hainaut, elle est arrivée bonne dernière.

Mais les trois jeunes femmes qui avaient annoncé sur la ligne de départ qu’elles ne couraient pas pour “la gagne”, mais pour le plaisir de participer à cette aventure de femmes avec l’ensemble des amazones, ont tout de même tenu le coup tout au long de la semaine, notamment lors de treks très éprouvants sur les contreforts du volcan du Piton de la Fournaise. (AFP)

Raid Amazones Réunion 2008 : les Réunionnaises prennent la tête !

Ile de la Réunion, Jeudi 27 Novembre : Trail de 25 km entre la Plaine des Sables et Grand Galet

Sur le terrain de jeu favori des Réunionnaises, large victoire de l’équipe 73 (Ile de la Réunion Tourisme : CELESTE Nadine, HOARAU Clarisse et HOAREAU Myrielle) en moins de 2h et qui prennent également la tête du classement général !

Classement Général après 4 journées

1 n° 59 – ILE DE LA REUNION TOURISME 4h 41′57

2 n° 73 – TEAM BOURGOGNE à 10′50

3 n° 73 – Les Neska Tunti à 38′44

4 n° 73 – USHUAIA ZOLIES M’ANZELLES à 40mn


Mardi 25 Novembre : VTT 30 kms dans la forêt Domaniale de L’Etang Salé.

Le grand coup de chaud

Au briefing de la veille, Gilles, le directeur de course, avait promis “l’enfer” pour l’épreuve de VTT. Il a tenu parole !

Ce n’est pourtant pas du parcours, tracé dans la forêt domaniale d’Etang Salé, ni les importantes parties en sable volcanique obligeant la majorité à mettre pied-à-terre pour ne pas rester ventousé au milieu de la piste, qui resteront gravés dans les souvenirs des concurrentes. Mais avant tout de la chaleur accablante sous laquelle l’épreuve s’est déroulée. Il faut reconnaître qu’à ce niveau, les organisateurs étaient largement en dessous de la vérité. L’heure de départ, fixée à 7h45, aurait pu faire croire que les trente kilomètres ressembleraient plus à une promenade de santé en bord de mer, qu’à une séance d’entrainement pour commando des forces spéciales ..

Classement Général après 2 journées

1 02:50:36 n° 73 – TEAM BOURGOGNE

2 03:02:00 n° 59 – ILE DE LA REUNION TOURISME

3 03:06:11 n° 47 – FORD KA GIRLS

4 03:15:55 n° 22 – LES E.T. D’EUROPA

5 03:16:29 n° 38 – VILLE DE COLOMBES

Raid Amazones 2008 : les Réunionnaises prennent la tête !

Jeudi 27 Novembre : Trail de 30 km entre la Plaine des Sables et Grand Galet

Sur le terrain de jeu favori des Réunionnaises, large victoire de l’équipe 73 (Ile de la Réunion Tourisme : CELESTE Nadine, HOARAU Clarisse et HOAREAU Myrielle) en moins de 2h et qui prennent également la tête du classement général !

Classement Général après 4 journées

1 n° 59 – ILE DE LA REUNION TOURISME 4h 41′57

2 n° 73 – TEAM BOURGOGNE à 10′50

3 n° 73 – Les Neska Tunti à 38′44

4 n° 73 – USHUAIA ZOLIES M’ANZELLES à 40mn


Mardi 25 Novembre : VTT 30 kms dans la forêt Domaniale de L’Etang Salé.

Le grand coup de chaud

Au briefing de la veille, Gilles, le directeur de course, avait promis “l’enfer” pour l’épreuve de VTT. Il a tenu parole !

Ce n’est pourtant pas du parcours, tracé dans la forêt domaniale d’Etang Salé, ni les importantes parties en sable volcanique obligeant la majorité à mettre pied-à-terre pour ne pas rester ventousé au milieu de la piste, qui resteront gravés dans les souvenirs des concurrentes. Mais avant tout de la chaleur accablante sous laquelle l’épreuve s’est déroulée. Il faut reconnaître qu’à ce niveau, les organisateurs étaient largement en dessous de la vérité. L’heure de départ, fixée à 7h45, aurait pu faire croire que les trente kilomètres ressembleraient plus à une promenade de santé en bord de mer, qu’à une séance d’entrainement pour commando des forces spéciales ..

Classement Général après 2 journées

1 02:50:36 n° 73 – TEAM BOURGOGNE

2 03:02:00 n° 59 – ILE DE LA REUNION TOURISME

3 03:06:11 n° 47 – FORD KA GIRLS

4 03:15:55 n° 22 – LES E.T. D’EUROPA

5 03:16:29 n° 38 – VILLE DE COLOMBES

Raid Amazones Réunion 2008 : 218 Miss plus une, Miss France

L’ETANG-SALE (Ile de la Réunion) (AFP) — Une épreuve unique au monde par son caractère exclusivement féminin, un terrain de jeu grandiose, sauvage et varié: la 7e édition du “Raid Amazones”, a mis aux prises toute la semaine à l’Île de la Réunion, 218 Miss des sports de nature et d’aventure, plus une, Miss France.

Valérie Bègue, 23 ans, la reine de beauté française, cru 2008, a quitté les podiums et défilés de mode, troqué les escarpins et les robes du soir pour de solides chaussures tous terrains et un maillot à dossard.

Comme les 218 autres concurrentes, en majorité trentenaires, de toutes professions et milieux sociaux, françaises mais aussi Canadiennes, Néerlandaises, Allemandes, Suisses et Belges, la belle brune a transpiré sur les sentiers escarpés de sa Réunion natale, plongé dans les cours d’eau des ravines et connu la peur suspendue à une corde de rappel au-dessus du vide et des cascades.

“Je suis ici pour participer, pas pour gagner. Ici, je ne suis pas en compétition mais dans le partage de la joie et de la souffrance avec les autres filles, a-t-elle prévenu. D’ailleurs, je ne suis pas sportive et c’est la première fois que je me plie à un tel effort physique. C’est formidable, mais que c’est dur, que c’est dur”.

VTT, course d’orientation, natation, tir à l’arc, canyonning, trek, équitation étaient au menu des amazones.

Jeudi, fin de matinée. L’épreuve du jour (un trek d’une vingtaine de km en pente très raide et cassante) démarre dans le paysage minéral et lunaire au pied du piton de la Fournaise. Le volcan est au repos depuis son éruption historique d’avril 2007. Il est dans les nuages et les filles ne le voient pas.

Les amazones passent en soufflant et attaquent la descente vers la mer.

Soudain, un grondement imperceptible. Un cône d’éruption dans le gigantesque cratère du Dolomieu vient d’entrer sans prévenir en activité. Le monstre salue les belles…

A chaque jour ses petits drames. Deux entorses le premier. Un sévère coup de chaud (plus de 41 degrés de température, perte de conscience et hospitalisation de 24 heures pour une raideuse canadienne) le deuxième. Les jambes sont écorchées, les bleus fleurissent. Et des entorses, encore des entorses et des foulures.

“C’est le risque, c’est bête, mais c’est comme ça. Manque de chance”, confie Sonia qui marche avec des béquilles depuis le soir du premier jour et est réduite au rôle de supporter de ses deux coéquipières.

Il en a coûté quelque 10.000 euros à chaque équipe de trois concurrentes pour participer au raid. La plupart sont peu fortunées. Les tirelires ont été cassées et la recherche de sponsors fut ardue.

“On a économisé pendant deux ans, vendu des tee-shirts, sonné à toutes les portes”, racontent Agnès Loustau, Sylvie Cassou, et Magalie Tuquet-Barbe, copines d’enfance et toutes trois aides soignantes dans une petite maison de retraite de Laruns au coeur du Béarn, dans la vallée d’Ossau (sud-ouest). “Mais c’était un rêve, alors l’argent, on a fini par le trouver”.

D’autres, comme les Catalanes Hélène Parazols, Bérangère Foxonet et Carole Julaud, natives de Perpignan, portent le flambeau d’une oeuvre, l’Association française du syndrome de Rett, une terrible maladie génétique polyhandicapante qui frappe uniquement les petites filles.

La nièce de Bérangère en est atteinte. “Il faut augmenter le budget de la recherche, donc faire connaître cette tragique maladie indétectable pour le moment pendant la grossesse”, estime cette mère de trois enfants.

Et puis il y a celles qui sont là (aussi) pour gagner. Depuis le début de la semaine, elles caracolent en tête de course, alors qu’elles portent le dossard 73, le dernier de la liste des engagées.

Céline Taiana et Nathalie Lapierre sont profs d’éducation physique. Anaïs Margueritte est assistante marketing. Toutes trois sont triathlètes et originaires de Dijon.

“Puisque on s’est inscrites en dernier, on va essayer de finir premières”, disent-elles.

C’est bien parti. Réponse samedi.

Népal : Corinne Favre est sortie de l’hôpital !

Nouvelles de Corinne du Samedi 15 Novembre 2008 : infos relayées par Bruno Poirier

Corinne Favre n’est pas uniquement un « phénomène » de la course nature et en montagne, elle est aussi « monstrueuse » dans la récupération.

Dix jours après son grave accident – le dimanche 2 novembre, dans la descente du Pumori (7.161 m), sommet tout proche du Mont Everest (8.850 m) au Népal – Corinne est sortie de l’hôpital où elle était à Kathmandu, depuis une semaine.
« Corinne a quitté sa chambre depuis deux jours, a annoncé ce matin, Jérôme Edou, le correspondant de Bruno Poirier au Népal. Elle loge maintenant dans un hôtel à Thamel – quartier touristique et populaire de la capitale népalaise – avec son ami. »

En cinq jours, Corinne a reçu plus de 250 messages de soutien qui lui ont été transmis. Elle a remercié tout le monde, dans un courriel envoyé, hier après-midi : « Merci Bruno, je vais mieux maintenant grâce à Jess ». Quelques mots pour rassurer tous ceux et toutes celles qui l’ont soutenu.

NEPAL : Corinne Favre, victime d’un très grave accident

Nouvelles de Corinne du mercredi 5 Novembre 2008 :

Corinne Favre au poste du volcan - Diagonale des Fous 2006

Corinne Favre au poste du volcan - Diagonale des Fous 2006

Ce mercredi matin, Bruno Poirier a pu rentrer en contact avec Jérôme Edou, son correspondant à Kathmandu où Corinne est hospitalisée.

Les nouvelles obtenues à 8h ce matin, (12h45 heure locale), n’étaient guère rassurantes : « Corinne est en soins intensifs et son état n’est pas stabilisé, expliquait Jérôme Edou. J’ai contacté le médecin de l’Ambassade de France à Kathmandu. Il m’a dit qu’il n’était pas possible de lui rendre visite à l’hôpital et que les prochaines nouvelles n’étaient réservées qu’à sa famille ».

Après plusieurs appels, Bruno Poirier a pu rentrer en contact à 11 h 45 (17 h 30 heure locale) avec un membre de la diplomatie française à Kathmandu : Corinne Goyer : « Nous sommes en contact avec ses parents et nous nous occupons de Corinne, a expliqué la diplomate. Elle est consciente, toujours en soins intensifs, même si son état s’est stabilisé. Elle est très fatiguée et elle a besoin de repos.» La question était de savoir si l’hypoxie prolongée (45% à plus de 5.000 m) avait affecté ses facultés mentales. « Corinne est encore faible et rien n’a été décelé », a souligné la diplomate. Une nouvelle rassurante. Quant au retour de Corinne Favre en France, il est déjà certain que son séjour à l’hôpital, à Kathmandu, va encore se prolonger au moins dix jours. »

Outre du repos, ce dont Corine Favre a besoin, c’est de soutien.

Son compagnon, l’Espagnol Jessed Hernandez, va se rendre sur place, à Kathmandu.

Jean-Marc Wojcik, l’un des médecins de l’Everest Lafuma Sky Race “ épreuve à laquelle Corinne devait participer après l’ascension du Pumori “ va lui rendre visite, ce samedi. Enfin, pour les messages de soutien, Corinne Goyer a invité Bruno Poirier à les lui transmettre. « Nous allons la voir tous les jours, révèle-t-elle. Nous pourrons les lui donner. Et si elle est trop fatiguée pour les lire, nous le ferons pour elle».

Vous pouvez donc envoyer vos messages de soutien à Corinne Favre à cette adresse électronique : himal@wanadoo.fr.

Ils seront recueillis quotidiennement par Bruno Poirier et transformÉs en une lettre unique qui sera ensuite transmise à Corinne Goyer, à ’Ambassade de France à Kathmandu.

Merci pour elle


Message de Bruno Poirier le 04 Novembre 2008

Corinne Favre vient d’être victime d’un très grave accident au Pumori (7.161 mètres) au Népal.

Elle faisait partie d’une expédition française et devait, ensuite, participer à l’Everest Lafuma Sky Race.

L’accident est intervenu dans la descente du Pumori, dimanche dernier. La cordée a été victime d’un énorme bloc de glace qui s’est détaché de la montagne.

Corinne Favre et un guide népalais, d’origine Sherpa, sont tombés. Ils ont été retrouvés à 5.700 mètres d’altitude. Ils ont été redescendus à Gorak Shep (5.140 m), où ils ont passé la nuit sous la surveillance d’amis et d’un médecin français.
Le premier diagnostique effectué sur Corinne Favre n’était pas encourageant : fracture de l’humérus, multiples fractures des cotes et peut-être, un pneumothorax (épanchement d’air dans la plèvre pulmonaire) ou un œdème aigu pulmonaire.
Elle avait également un énorme œdème facial et une saturation en oxygène de 45%. Un taux critique à cette altitude.
Lorsque les secours héliportés sont arrivés, lundi, elle n’était plus consciente. Elle a été rapatriée à Kathmandu.

Nous attendons d’autres nouvelles.

Espérons de tout cœur que cette pionnière du trail aura les ressources pour s’en sortir.

Pour ceux et celles qui veulent lui envoyer des messages de soutien, vous pouvez écrire à cette adresse : info@basecamptrek.com

La Diagonale des Fous 2006 de Thierry Chambry (vainqueur en 2007).

Souvenirs, souvenirs

Quatrième l’année dernière, Thierry Chambry a confirmé ces derniers mois sa très belle progression et postule cette fois à une place sur le podium. Il raconte ici sa course 2006.Un témoignage exceptionnel de ce que vivent les hommes de tête.

Le départ

“Je suis invité à me placer en élite sur la ligne de départ. La meute est lâchée. Je suis dans les dix premiers sur un rythme assez facile. Aucun favori n’est devant et aux environs du PK 5 alors que la route commence à grimper tranquillement, bizarrement je suis en tête sans forcer. Personne ne me suit. Premier ravito : c’était prévu je ne prends rien. PK 11 environ : Christophe Jaquerod me double, je ne bronche pas vu le client… Je lui dis qu’il est devant et je reste une cinquantaine de mètres derrière. Deuxième ravito : je fais le plein de ma poche et les choses sérieuses commencent avec le sentier qui relit basse vallée à Foc Foc. Nous sommes un groupe de quatre avec Christophe Jaquerod, Wilfrid Ouledi, Patrick Elisabeth et moi. Après deux heures de course Ouledi accélère et part seul devant. Je pense être toujours bien, puisque j’arrive à parler sans problème. Au bout d’environ 20 minutes je commence à ressentir le froid, je suis en cuissard et maillot manches courtes, alors je décide d’accélérer légèrement. Jacquerod me laisse filer à la rencontre de Wilfrid Ouledi que je rattrape à la sortie de la végétation à environ 1800m d’altitude. Je reste une dizaine de minutes avec lui puis je reprends la tête de la course seul, sans me mettre dans le rouge.

En tête au Volcan

J’aperçois l’éruption dans le fond de la nuit. C’est magique ! Il est environ 4h30 du matin lorsque j’atteins le ravito de Foc Foc. Il fait environ 0 degré et il me reste 7 kilomètres de terrain presque plat mais très accidenté avec des roches volcaniques qui ne pardonnent pas en cas de chute. J’ai une frontale un peu faible et je recherche beaucoup le balisage dans un petit brouillard. Je commence à croire à un passage en première position au volcan. Je suis au bord des larmes, les frissons l’emportent sur ma raison ! Je sais que tout le monde va penser que je suis grillé mais je m’accorde ce plaisir… Tant pis si je décroche, je finirai ce Grand Raid. A l’approche du poste je suis ébloui par les lumières des photographes et des caméras. Je cherche directement ma femme, mon fils et l’équipe de ravitailleurs pour refaire le plein et repartir. C’est la surprise pour beaucoup de me voir ici en tête. Je reprends une petite foulée avec quelques signaux dans les mollets, des petites crampes, il fait encore noir, je décide de lever le pied en attendant le jour dans une demi-heure. Patrick Elisabeth me reprend. Je cherche à le suivre en trébuchant deux fois, c’est un autre signal. Je le laisse partir devant. Le jour se lève. J’avance sans jamais regarder derrière. Je dois être dans un grand jour, pourvu que cela dure longtemps.

Mare à Boue

Je pointe en deuxième position à Mare à Boue. Je me dirige vers le ravito et réclame mon sac. Le directeur de course est présent et je sens qu’il y à un problème : aucun sac n’est encore arrivé. Jusqu’au prochain point avec mon assistance perso à Cilaos, je dois tourner à l’eau et avec les quatre gels qui me restent. Je dois réduire mon allure face à ce gros risque d’hypoglycémie. J’ai perdu une dizaine de minutes, Vincent Delebarre est passé devant moi et j’amorce l’ascension du Kerveguen peu confiant. Christophe Jaquerod, Wilfrid Ouledi, Christophe Erceau et Dawaa Sherpa m’onr repris. Arrivée au sommet : poste de ravito et contrôle à Kerveguen. Toujours une bonne ambiance. Une petite soupe et je prends la descente périlleuse. J’assure mes appuis sans à-coups, j’ai très peu d’amorti sur les chaussures que j’ai choisi pour la première partie.

Cilaos

Nous arrivons à Cilaos. Je récupère ma deuxième paire de chaussures. Ravito rapide et je prends la route pour le col du Taibit. C’est avec Dawaa Sherpa que je me retrouve dans la descente de Bras Rouge. Nous traversons la ravine sans manquer de se rafraîchir en s’aspergeant d’eau sur la tête et les jambes. Il est 9h et nous sommes en plein soleil pour la première partie du Taibit. J’augmente mon hydratation. Dawaa prend des bâtons de fortune et m’encourage à suivre le rythme, je le décroche mais il est toujours à ma vue. Je le rejoins, une complicité s’installe. Je me retrouve seul dans une allure de marche active avec appuis des mains sur le bas des cuisses. A 200 mètres du sommet, je rejoins Patrick Elisabeth. Nous basculons ensemble dans le cirque de Mafate, un endroit ou j’adore m’entraîner.

Mafate

Petite descente vers Marla. Patrick Elisabeth ne suit pas et je retrouve Dawaa Sherpa au poste de ravitaillement pour une petite soupe, du sel et un verre de coca. Je repars dans sa foulée. Direction Roche Plate, j’ai 30 minutes d’avance sur mon tableau de marche. Les kilomètres s’enchaînent et j’ai l’impression d’avoir pris un train. Je fais ma route. Aucun passage à vide ne vient perturber ma détermination. Quel bonheur ! Il y a encore du chemin : îlet des orangers, îlet des Lataniers puis passerelle pour la nouvelle boucle dans Mafate. C’est un mur qui se dresse devant nous. Il fait chaud. Je suis toujours avec Dawaa quand nous arrivons au poste de Grand Place l’école. Sa poche à eau est percée. Je le dépanne en lui donnant un bidon. Encore une soupe et on repart pour une succession de montées et descentes. Nous nous relayons à tour de rôle. Beaucoup de gens connaissent Dawaa et le mitraillent de photo. Il traine un peu au ravito d’Aurère. Je pars devant car je commence à avoir froid. Il ne me retrouvera qu’au poste de Deux Bras. J’attrape mon sac assistance pour refaire le plein, un tube de guarana que j’ai du mal à avaler. Je tousse… C’est reparti pour un autre mur : la montée de Dos d’Âne. J’amorce cette portion assez rapidement alors que la nuit approche. Dawaa décroche, je ne le reverrai plus. Je mets 1h39 pour rejoindre le stade et retrouver ma femme que j’ai vu la dernière fois à Mare à boue.

Dos d’Âne

Je repars sur les sentiers, les dernières montées dans une nuit bien noire. Roche Vert Bouteille, Piton Bâtard et Kiosque d’Affouches. Tout passe sans grandes souffrances hormis quelques ampoules aux pieds. Derrière moi, ça bouge. Nico Dijoux semble revenir. Je ne traîne pas dans le quartier et prend la route forestière. Pour la première fois depuis le départ je commence à regarder souvent derrière moi. Pas de frontale à l’horizon. Je me mets la pression en me disant qu’il ne reste que treize bornes. Ce n’est pas ici que je vais perdre une place alors que je suis sur mes terrains d’entraînement. Le parcours est en descente progressive avec quelques toutes petites montées qui calment bien après 130 kilomètres dans les mollets. J’arrive au Colorado. Personne ne revient sur moi.

L’arrivée

Dernier ravito. Ma femme me donne le tee-shirt obligatoire de la course. Je vois soudain arriver à fond une frontale qui n’a pas suivi le même tracé que moi en prenant un petit raccourci péi. C’est Nico Dijoux. J’ai franchement la pression et je repars en marchant avec lui en demandant, comment on fait. On la joue à la régulière ? Nico me répond qu’il aimerait une arrivée main dans la main. Je refuse car je connais une partie du règlement. Il est plus âgé que moi, il sera classé avant moi et un billet pour l’Ultra Trail du Mont-Blanc est en jeu. Il nous reste une descente très technique de cinq kilomètres. Je prends les devants. Nico Dijoux me colle sur les deux premiers kilomètres avant qu’il ne chute assez lourdement sur le côté. Je reviens sur lui pour m’assurer qu’il n’y a rien de grave. Il a très mal. Je reste un instant avec lui puis je file vers la Redoute qui me tends les bras pour une 4e place au général. A la sortie du sentier, sous le pont, mon fils et son copain prennent la foulée avec moi. Mes proches et mes amis mais sont là. C’est l’entrée dans le stade, il est 23h30, soit 22h30 de course. Je pose les pieds sur la piste cendrée pour un demi-tour en semi sprint. Que du bonheur !

C’est fini, je lève des bras rageurs sur la ligne.”

Surf : Jérémy Florès échoue en finale du Hang Loose Pro de Santa Catarina au Brésil

Hang Loose Pro : Victoire de Durbridge – les Français Florès et Picon requalifiés pour le WCT 2009

L’Australien Bede Durbridge a remporté le Hang Loose Pro de Santa Catarina au Brésil, dimanche. Il a battu en finale le Français Jérémy Florès. Miky Picon (3e) est requalifié pour le WCT 2009.

Il y aura au moins trois Français sur le circuit mondial la saison prochaine : Jérémy Florès, Mikael Picon et Tim Boal. Et peut-être quatre si Michel Bourez valide son ticket lors des dernières compétition sur le WQS. Si Florès était déjà requalifié, Picon a lui revalidé son billet ce week-end grâce à une belle troisième place au Hang Loose Pro à Santa Catarina au Brésil.
Nos deux Frenchies ont brillé dans les vagues brésiliennes. On a assisté à une demi-finale 100% tricolore entre Florès et Picon. Une grande première dans l’histoire du surf français ! C’est le Réunionnais qui a pris le meilleur sur son compatriote au terme d’une série très serrée (14 contre 13.73). Florès atteint la finale, mais s’incline lourdement face à Bede Durbridge (17.76 contre 9.86). L’Australien se hisse du coup à la 2e place du classement mondial avant la dernière manche du WCT le Pipeline Masters à Hawaii.

SPORT / Ludivine Morbin – Plus d’infos sur myfreesport.fr